Pourquoi un blog?

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J’ai toujours eu un blog. Evidemment pas toujours, mais je ne me rappelle pas quand j’ai commencé. Il y a longtemps.

Un temps où Cowblog s’écrivait avec des « 0 » et Skyrock s’appelait Skyblog. Un temps où il n’y avait ni bloggeurs à la TV, ni storytelleurs, ni community managers, ni Facebook d’ailleurs. Un temps qui me fait déjà me sentir un peu vieille.

Il y a eu des vides, des écrans noirs et des pages blanches, des photos floues, des graphismes ratés et des articles à l’abandon. Mais voilà, j’ai toujours eu (au moins) un blog. Et on m’a toujours demandé  » Pourquoi? « .

 

Ecrire.

Mon premier blog était une échappée de pages griffonnées en pleine nuit, sur tout et rien (et surtout sur rien). Parce qu’il me prenait souvent un besoin d’écrire, écrire et écrire : de cracher des mots, de jouer des syllabes et des sons et de me vidanger la tête. J’ai découvert par le blog la façon de mettre en page, de travailler le visuel, les couleurs, les photos… et j’ai adoré ça.

Oui, même l’informatique et le codage. Même les lignes encombrées de </ , [ , = » , ;} , #. Le temps à apprendre les nouveaux langages, toujours plus barbares… et mes lunettes forcées, aujourd’hui nécessaires. Même les nuits passées à chercher la moindre virgule qui foutait tout mon blog en l’air. J’ai aussi adoré ça, et surtout ça.

J’ai appris comment enrober mes mots comme de jolis bonbons et à les retravailler encore, encore et encore… Et puis un jour je me suis rendue compte qu’on me lisait. Et que l’on pouvait m’en parler, dans la vraie vie. L’angoisse s’est accrochée à mon clavier et j’ai appuyé sur supprimer. Tout. Les mots, les photos, les bouts d’histoires et les souvenirs.

Et aujourd’hui, bien sûr, je regrette. 

Qui écrit et sait qu’il va être lu connaît cette angoisse. La vulnérabilité, et le pas en arrière.
Ce qui a eu raison de mon blog (de celui-là en tout cas). Ce qui pourtant me ramène au bout d’un stylo et devant un clavier, toujours.

Partager.

Bien plus tard mes études m’amenèrent à considérer le blog autrement. Pour de l’info-com c’était un moyen de m’entraîner, de m’améliorer, de travailler à chercher et diffuser au mieux. Et si partager mes mots, mes histoires et mes idées m’effrayait déjà trop, j’avais envie de partager au moins celles des autres. Ce que j’ai vu, ce que j’ai aimé, ce qui m’a inspiré, ceux qui ont du talent.

Et tellement de gens ont du talent. Tellement d’idées qui surprennent, touchent, passionnent ou juste se remarquent. 

J’aime partager presque autant que j’aime découvrir. J’aime l’idée que chaque partage touchera peut-être une personne qui partagera à son tour : une chaîne de petits distributeurs de talents.

Créer.

Créer n’est pour moi pas un besoin, c’est une nécessité. Une façon de réfléchir, de voir, d’entendre. Une raison de se coucher chaque soir pour se lever chaque matin avec une idée en tête. Et dans une période où la fin de mes études laissait place à du vide, ma nécessité de création est devenue encombrante. Il fallait que je bricole, que j’imagine, que je teste, que j’invente, pour donner du sens à mon temps. C’est devenu une évidence de partager cette boulimie créative, d’une façon ou d’une autre (et pourtant je ne partage même pas le tiers de ce que je fais).

Et quand on me dit  » J’ai lu ton article et j’ai essayé de faire ça », je suis très fière. Fière de donner envie de créer. Fière que l’on puisse être fier de me montrer ses créations. Fière d’apporter un petit quelque chose à quelqu’un : du positif fait main.

C’est une passion universelle. Du collier de nouilles aux grandes inventions, en passant par chaque feuille griffonnée, chaque air de musique, chaque essai de couture, chaque petit objet. Je voudrais au moins (à ma façon, avec mes articles imparfaits et mon petit nombre d’abonnés) donner l’envie d’essayer.


Ce ne sont que quelques raisons et c’est déjà pas mal. J’espère pouvoir transmettre ici l’envie de découvrir, de créer, de partager. Je pensais ne jamais me remettre à écrire, ou en tout cas pas sur un blog. Et puis finalement je me suis faite rattrapée par l’envie de dire plein de choses. L’envie de rejouer avec les mots. L’envie d’oublier la vulnérabilité. L’envie de faire le pas en avant.

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